Des cen­taines au minis­tère le 17 juin : Zéro sanc­tion pour la col­lègue de Sens ! Arrêt du géno­cide à Gaza !

18 Juin, 2025Com­mu­ni­qué

Inter­ven­tion de la FNEC FP-FO :

Le monde entier est sai­si d’angoisse face à l’escalade guer­rière au Moyen-Orient et au risque

d’embrasement géné­ra­li­sé, suite à la déci­sion du gou­ver­ne­ment israé­lien de bom­bar­der l’Iran.

En France, les mani­fes­ta­tions en sou­tien à la Pales­tine redoublent d’intensité. Aujourd’hui, nous sommes des cen­taines, nous sommes deux fois plus nom­breux que la der­nière fois !

La jeu­nesse et les tra­vailleurs refusent les mas­sacres et le sou­tien actif de l’État fran­çais à Neta­nya­hou qui, pour assu­rer sa sur­vie poli­tique et pour détour­ner les regards du géno­cide à Gaza, étend par­tout la guerre et la destruction.

Tous les jours, depuis 20 mois, nous sommes témoins de nou­veaux mas­sacres com­mis par l’armée israé­lienne. De Gaza, il ne reste plus aucune infra­struc­ture per­met­tant aux Pales­ti­niens de sur­vivre. Les habi­tants, bom­bar­dés et mou­rant de faim, n’ont accès à aucune aide huma­ni­taire depuis des mois.

En Cis­jor­da­nie, la colo­ni­sa­tion se pour­suit et des attaques meur­trières sont régu­liè­re­ment com­mises. Tous les jours, nos élèves observent ce géno­cide et sont bou­le­ver­sés. En pre­nant en compte la demande de ses élèves de réa­li­ser une minute de silence pour les vic­times, une ensei­gnante a été sanc­tion­née. D’abord sus­pen­due, elle a reçu un blâme dans un cour­rier por­tant atteinte à l’exer­cice de la liber­té péda­go­gique. Il lui est deman­dé de « se res­sai­sir », d’avoir un « com­por­te­ment exem­plaire et irréprochable

» et la menace d’une « sanc­tion dis­ci­pli­naire plus grave pour tout nou­veau rap­port concer­nant son com­por­te­ment ». Nous exi­geons que cette sanc­tion soit pure­ment et sim­ple­ment retirée !

Dans les semaines qui ont sui­vi, une vague de soli­da­ri­té s’est expri­mée dans les écoles et les éta­blis­se­ments, avec de nom­breux ras­sem­ble­ments de sou­tien, des minutes de silence collectives.

Ces actions dans l’Éducation natio­nale, celle des dockers et por­tuaires du Golfe de Fos qui ont empê­ché l’approvisionnement de maté­riel à des­ti­na­tion d’Israël, celle des sala­riés du trans­port aérien qui refusent de char­ger les avions, ou encore l’action de la flot­tille pour Gaza et le convoi pour la paix nous rap­pellent que nous ne sommes pas impuissants.

Nos actions sont indis­pen­sables pour construire un rap­port de force et mettre fin à cette guerre.

Dans cette pers­pec­tive, la FNEC FP-FO s’est joint à l’appel des 4 syn­di­cats de l’Yonne à la grève et à la mon­tée au minis­tère pour exi­ger : aucune sanc­tion pour notre col­lègue ! arrêt des massacres !

Elle se féli­cite que cet appel ait été rejoint par des orga­ni­sa­tions syn­di­cales en région pari­sienne, de plus en plus nombreuses.

La FNEC FP-FO sou­tient éga­le­ment les ini­tia­tives prises dans l’enseignement supé­rieur et la recherche contre la loi qui, sous pré­texte de « lutte contre l’antisémitisme » dans les Uni­ver­si­tés, vise à faire taire toutes les voix cri­ti­quant la poli­tique du gou­ver­ne­ment israélien.

Oui, c’est la place du syn­di­cat que d’agir concrè­te­ment contre la guerre et contre notre gou­ver­ne­ment complice !

C’est d’autant plus sa place que la guerre est uti­li­sée par notre gou­ver­ne­ment pour dépouiller les ser­vices publics et pour remettre en cause les retraites, la Sécu­ri­té sociale, et tous les droits sociaux.

Nous devons conti­nuer les dis­cus­sions dans nos syn­di­cats et sur nos lieux de tra­vail pour ampli­fier ce mou­ve­ment contre le géno­cide en cours et pour stop­per la spi­rale meur­trière ! C’est ce qu’attendent de nous les tra­vailleurs, c’est ce qu’attend de nous la jeu­nesse qui monte en pre­mière ligne pour refu­ser la barbarie.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.