Conven­tion citoyenne sur les temps de l’enfant : Macron tente la diver­sion pour ne pas répondre à la colère des per­son­nels et des parents

5 Mai, 2025Com­mu­ni­qué

Depuis des mois, par la grève, par les blo­cages, lors de ras­sem­ble­ments… la colère des per­son­nels et des parents d’élèves ne cesse de s’exprimer face au manque de postes dans les écoles et les éta­blis­se­ments. En par­ti­cu­lier, des délé­ga­tions de plu­sieurs dépar­te­ments, par­fois struc­tu­rées en comi­tés, se sont orga­ni­sées en comi­té natio­nal de liai­son et se sont ras­sem­blées à deux reprises devant le minis­tère pour exi­ger l’annulation des sup­pres­sions de postes, des fer­me­tures de classes et la créa­tion des postes nécessaires.

Ain­si, les per­son­nels et la popu­la­tion ont com­men­cé à poser les bases d’un front com­mun pour refu­ser le déla­bre­ment de l’École, mise à mal par le bud­get d’austérité Bay­rou et les contre-réformes qui dégradent les condi­tions de tra­vail des per­son­nels et des condi­tions d’apprentissage des élèves.

Au même moment, les scan­dales des ins­ti­tu­tions catho­liques Béthar­ram et Sta­nis­las, dans les­quels les plus hauts som­mets de l’État sont mouillés jusqu’au cou, ont mis en lumière les mon­tants astro­no­miques d’argent public ver­sé à ces éta­blis­se­ments pri­vés sous contrat pen­dant que l’École publique manque de tout.

C’est dans ce contexte que le pré­sident Macron annonce le lan­ce­ment d’une « conven­tion citoyenne sur les temps de l’enfant » où serait dis­cu­tée en par­ti­cu­lier la ques­tion des temps de vacances et des horaires scolaires.

Cette « conven­tion citoyenne » arrive à point nom­mé pour camou­fler les véri­tables pro­blèmes aux­quels sont confron­tés les per­son­nels et les parents d’élèves et pour ten­ter de divi­ser ces der­niers avec des pro­po­si­tions plus dan­ge­reuses et déma­go­giques les unes que les autres.

Ain­si, le pré­sident Macron a déjà indi­qué que « la France a des vacances plus longues que dans beau­coup de pays » et qu’ « il y a beau­coup de pays qui ne partent en vacances qu’à par­tir du 14 juillet. On a des vacances qui sont très très longues l’été. » Cette « conven­tion » est donc lourde de menaces vis-à-vis du sta­tut et des condi­tions de tra­vail des personnels.

Per­sonne n’est dupe de la manœuvre, sur­tout quand on sait que se pré­pare un bud­get 2026 avec au mini­mum 40 mil­liards d’euros de coupes sup­plé­men­taires… et que le gou­ver­ne­ment craint déjà la réac­tion des sala­riés et de la population !

Pour amé­lio­rer les condi­tions d’apprentissage des élèves, pour garan­tir leur droit à l’instruction, l’urgence est de répondre aux reven­di­ca­tions expri­mées depuis des mois par les per­son­nels et les parents, à savoir annu­ler les 5 000 fer­me­tures de classes, créer les postes néces­saires dans les écoles, les éta­blis­se­ments et les ser­vices, accor­der enfin un sta­tut de fonc­tion­naire et un vrai salaire aux AESH, renon­cer à l’Acte 2 de l’École inclu­sive, au « choc des savoirs », à Par­cour­sup, aux réformes du lycée et du baccalauréat…

La FNEC FP-FO invite les per­son­nels à se réunir avec les parents d’élèves, et à déci­der des moyens les plus effi­caces de faire valoir leurs reven­di­ca­tions. Un pré­avis de grève est dépo­sé jusqu’aux congés d’été.

30 000 élèves qui devraient être sco­la­ri­sés en ESMS n’y sont pas faute de place… 50 000 élèves noti­fiés n’ont aucun sui­vi AESH… Ça suf­fit ! Construi­sons le rap­port de force !

Alors que le nombre d’é­lèves en situa­tion de han­di­cap sco­la­ri­sés a qua­dru­plé depuis 2006, la FNEC FP-FO alerte sur les consé­quences d’une inclu­sion sans moyens adap­tés. Entre le déploie­ment mas­sif des nou­veaux Pôles d’Appui à la Sco­la­ri­té et l’at­tente de mil­liers de places en éta­blis­se­ments spé­cia­li­sés, décou­vrez les enjeux de cette confron­ta­tion avec le minis­tère. Cet article détaille les reven­di­ca­tions syn­di­cales pour pro­té­ger l’en­sei­gne­ment spé­cia­li­sé et le sta­tut des personnels.

Stop à la guerre contre l’Iran ! Arrêt immé­diat des bombardements !

Suite au déclen­che­ment d’o­pé­ra­tions mili­taires mas­sives contre l’I­ran ayant impac­té des écoles, la FNEC FP-FO prend offi­ciel­le­ment posi­tion. Décou­vrez l’ap­pel du syn­di­cat pour un ces­­sez-le-feu et son oppo­si­tion à toute inter­ven­tion fran­çaise dans ce conflit.

Défense du mou­ve­ment ouvrier : Aujourd’hui, c’est la France Insou­mise… Demain, ce sera le syn­di­ca­lisme indépendant !

Face à une vague de vio­lences visant les orga­ni­sa­tions syn­di­cales et une pres­sion gou­ver­ne­men­tale crois­sante, la FNEC FP-FO prend posi­tion pour défendre les liber­tés démo­cra­tiques. Entre dénon­cia­tion des attaques à Lyon et oppo­si­tion aux nou­velles res­tric­tions dans les uni­ver­si­tés, décou­vrez pour­quoi le syn­di­cat appelle à une résis­tance unie du mou­ve­ment ouvrier.

La FNEC FP-FO condamne l’interdiction faite à une délé­ga­tion syn­di­cale d’entrer en Palestine

Une délé­ga­tion inter­na­tio­nale de syn­di­cats ensei­gnants, venue appor­ter son sou­tien aux col­lègues pales­ti­niens, s’est vue refu­ser l’en­trée en Cis­jor­da­nie occu­pée dans des condi­tions mus­clées. Réten­tion, inter­ro­ga­toires, confis­ca­tion de pas­se­ports et expul­sion for­cée : décou­vrez pour­quoi la FNEC FP-FO dénonce avec vigueur cette inter­dic­tion et le silence des gou­ver­ne­ments occidentaux.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.