12 octobre 2026

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Plus de « transparence » dans Parcoursup ? NON : ce qu’il faut c’est l’abrogation !

Le 9 octobre, le ministre de l’Enseignement supé­rieur, Phi­lippe Bap­tiste, répon­dait aux lycéens : « J’entends dire : « Il faut abro­ger Par­cour­sup ». Je n’ai jamais enten­du ce qu’ils vou­laient mettre à la place. Il fau­dra m’expliquer com­ment vous vou­lez faire ». Selon lui, il suf­fi­rait d’« appor­ter plus de lisi­bi­li­té au sys­tème, plus de trans­pa­rence et tra­vailler sur des points pré­cis, comme par exemple la manière dont les étu­diants, aujourd’hui, sont choi­sis par les dif­fé­rentes for­ma­tions. ».

Mais où était donc le ministre ces der­niers jours ? Ce n’est pas du tout ce que demandent les lycéens qui, depuis près de trois semaines, dans tout le pays, orga­nisent des blo­cus devant leurs éta­blis­se­ments, et qui ont mani­fes­té par cen­taines de mil­liers les 6 et 8 octobre pour défendre leur droit à un ave­nir, qui passe par le droit égal d’accès à l’instruction et aux études supérieures.

Ce qu’ils demandent, avec les étu­diants, par­mi les 10 mesures que devrait prendre le gou­ver­ne­ment, c’est de « Sup­pri­mer la sélec­tion via les pla­te­formes Par­cour­sup et Mon Mas­ter et créer 250 000 places sup­plé­men­taires dans l’enseignement supé­rieur dès la pro­chaine ren­trée, afin de per­mettre aux lycéen·nes d’accéder aux for­ma­tions de la filière de leur choix ».

C’est éga­le­ment ce que veulent les per­son­nels qui en ont assez de voir chaque année des dizaines de mil­liers de bache­liers qu’ils ont for­més pen­dant trois ans, se trou­ver sans for­ma­tion dans le supé­rieur. Cette année, ce sont plus de 126 000 can­di­dats qui se sont trou­vés ain­si sans affectation.

Si les ministres Bap­tiste et Gef­fray veulent savoir quoi « mettre à la place » de leur dis­po­si­tif de tri social, qu’ils abrogent la réforme Blan­quer du lycée et du bac­ca­lau­réat, et qu’ils réta­blissent sans attendre le bac­ca­lau­réat natio­nal, fon­dé sur des épreuves ter­mi­nales natio­nales et ano­nymes, comme pre­mier grade uni­ver­si­taire ouvrant droit à l’inscription dans la filière de son choix.

Le 9 sep­tembre, la FNEC FP-FO était avec les étu­diants devant le minis­tère de l’Enseignement supé­rieur pour exi­ger l’abrogation de Par­cour­sup et de Mon Mas­ter, l’inscription immé­diate de chaque lycéen dans la filière de son choix, et l’abrogation de la réforme Blan­quer du baccalauréat.

Aujourd’hui, la FNEC FP-FO et ses syn­di­cats sont aux côtés des lycéens qui montrent la voie en tenant bon sur leurs reven­di­ca­tions mal­gré la répres­sion d’une vio­lence into­lé­rable. Elle sera à leurs côtés, le 13 octobre, en direc­tion de Mati­gnon pour cher­cher les reven­di­ca­tions : là où ça se décide !

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