Face aux puissantes mobilisations des lycéens, face aux fédérations de l’enseignement (FO, FSU, UNSA, CFDT, CGT et Sud) qui toutes appellent à la mobilisation mardi, le ministre de l’Éducation nationale, en visio ce 9 octobre :
- Refuse d’abroger Parcoursup et la réforme du lycée
- Maintient l’année blanche et le gel du point d’indice pour tous les fonctionnaires
- Confirme les 1 588 suppressions de postes pour 2027 (qui s’ajoutent aux 4 000 suppressions de cette année)
- Renvoie nos revendications sur le bâti scolaire à la discussion sur le projet de loi de finances, qui prévoit 54 milliards de coupes budgétaires !
- Maintient les Pôles d’Appui à la Scolarité et les PIAL
- Tourne le dos à un véritable statut pour toutes les AESH avec un temps plein pour 24h
- Ne veut pas créer les postes d’infirmiers, assistants sociaux, psyEN et médecins nécessaires (300 postes, c’est ridicule par rapport aux besoins)
- Renvoie la responsabilité des absences non remplacées sur les professeurs avec le PACTE (qui a pourtant été un fiasco)
Quant à l’annonce sur l’affectation de 3 000 remplaçants la semaine prochaine, les témoignages se multiplient de professeurs déplacés comme des pions pour boucher les trous dans des disciplines qui ne sont pas les leurs… Ce n’est pas seulement de l’enfumage : c’est du mépris pour les personnels et les élèves !
Tous en grève le 13 octobre !
Les lycéens et lycéennes ont ouvert une brèche !
Engouffrons-nous dedans !
À Paris, jeunes, salariés, tous ensemble iront en direction de Matignon pour chercher les revendications : là où ça se décide !