27 mars 2026

2 min de lecture

Pas de propagande militaire dans nos écoles ! RETRAIT de la proposition de loi sur l’enseignement à la défense !

Jeu­di 26 mars, alors que des mil­liers de per­son­nels et de lycéens se mobi­li­saient contre le bud­get de guerre Lecor­nu, l’Assemblée natio­nale a adop­té en pre­mière lec­ture une pro­po­si­tion de loi (Les Démo­crates) visant à ren­for­cer l’enseignement à la défense dans les col­lèges et les lycées.

Cette pro­po­si­tion de loi entend ins­tau­rer un réfé­ren­tiel de com­pé­tences à acqué­rir par les élèves, pour garan­tir que « l’enseignement à la défense et à la sécu­ri­té glo­bale » soit effec­ti­ve­ment dispensé.

Des inter­ve­nants issus des réserves opé­ra­tion­nelles ou citoyennes pour­ront être asso­ciés à ces ensei­gne­ments, c’est-à-dire des per­sonnes non qua­li­fiées ou des béné­voles dont la mis­sion prin­ci­pale est de pro­mou­voir le rôle des armées auprès de la popu­la­tion, et pas de déli­vrer un ensei­gne­ment critique.

Il est inac­cep­table que par­tout des postes d’enseignants soient sup­pri­més, des heures d’enseignements réduites et qu’il soit rajou­té cet ensei­gne­ment qui relève en fait de la pro­pa­gande gou­ver­ne­men­tale, com­plexi­fiant encore et tou­jours plus le tra­vail des per­son­nels. Cette pro­po­si­tion, si elle venait à être appli­quée, se ferait au détri­ment d’autres ensei­gne­ments disciplinaires.

Il est inac­cep­table de trans­for­mer l’école en un lieu de pro­pa­gande. Il est tel­le­ment facile de mode­ler les jeunes esprits. N’oublions pas les pré­cé­dents his­to­riques avec les embri­ga­de­ments de la jeu­nesse les condui­sant à des sacri­fices inutiles.

Cette pro­po­si­tion de loi s’inscrit dans un contexte de marche à la guerre, de mili­ta­ri­sa­tion crois­sante de nos écoles et du réar­me­ment enga­gé par le pré­sident Macron, jus­ti­fi­ca­tion toute trou­vée à la guerre sociale qu’il mène en France : le bud­get de guerre fait explo­ser les dépenses mili­taires tan­dis que des mil­liards sont reti­rés des ser­vices publics. Le rap­por­teur assume d’ailleurs cette filia­tion : « L’enseignement à la défense n’est rien d’autre que le pen­dant humain et moral des inves­tis­se­ments bud­gé­taires consen­tis en faveur des armées. »

Il existe des éta­blis­se­ments où « l’esprit de défense » est appli­qué au quo­ti­dien, ce sont les lycées mili­taires. Les ensei­gnants sont civils et l’encadrement mili­taire. Vou­lons-nous cela pour toutes nos écoles ? Rap­pe­lons haut et fort que l’Ecole est un lieu neutre, d’émancipation, de réflexion et de liber­té. La pro­pa­gande mili­taire n’y a pas sa place.

La FNEC FP-FO est signa­taire, avec la FSU, la CGT Educ’action et Sud Edu­ca­tion d’un cour­rier au ministre lui deman­dant de reti­rer le guide « Accul­tu­rer les jeunes à la défense », et de mettre fin aux dis­po­si­tifs comme les « classes défense », les ral­lyes citoyens, et tout pro­jet repo­sant sur un par­te­na­riat entre École et Armée. Elle por­te­ra ces reven­di­ca­tions en audience au minis­tère le 2 avril.

La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à voter « CONTRE » la pro­po­si­tion de loi sur l’enseignement à la défense. Elle sou­tien­dra toutes les ini­tia­tives prises par les per­son­nels et leurs syn­di­cats, les parents, les jeunes, pour empê­cher l’embrigadement de nos élèves, pour refu­ser l’intrusion des mili­taires dans les éta­blis­se­ments sco­laires et à l’Université, pour l’abandon des classes défense et du nou­veau ser­vice militaire.

Document

PDF

Pas de propagande militaire dans nos écoles ! RETRAIT de la proposition de loi sur l’enseignement à la défense !

Dernières actualités

Action, Communiqués

1 octobre 2026

Face à la mobi­li­sa­tion mas­sive de lycéennes, lycéens et étu­diants qui bloquent des cen­taines d’é­ta­blis­se­ments pour défendre leur droit à l’é­du­ca­tion, le gou­ver­ne­ment répond par la répres­sion poli­cière. La FNEC FP-FO appelle les per­son­nels de l’É­du­ca­tion à se joindre à cette lutte cru­ciale pour l’a­ve­nir de l’é­cole publique.

Communiqués

30 septembre 2026

Face à l’an­nonce du minis­tère d’un pro­jet de ques­tion­naires géné­ra­li­sés sur les vio­lences sexuelles et sexistes à l’é­cole, la FNEC FP-FO tire la son­nette d’a­larme. Décou­vrez pour­quoi ce dis­po­si­tif, mal­gré ses bonnes inten­tions, risque de sur­char­ger les per­son­nels et de mettre en péril les élèves victimes.

Communiqués

24 septembre 2026

Des ras­sem­ble­ments de lycéens se mul­ti­plient depuis une semaine face à une ren­trée chao­tique. La FNEC FP-FO apporte son sou­tien total à cette mobi­li­sa­tion et dénonce avec force la répres­sion qui s’a­bat sur les jeunes pour avoir osé reven­di­quer leurs droits.