27 mai 2025

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À bas les mesures de casse sociale ! Soutien à la grève des taxis !

Depuis une semaine, les chauf­feurs de taxi sont mobi­li­sés pour exi­ger entre autres le retrait de la nou­velle conven­tion de la Caisse Natio­nale d’Assurance Mala­die (CNAM), qui revoit en forte baisse leurs pres­ta­tions tari­faires rela­tives au trans­port sani­taire (trans­port de patients).

Les blo­cages ont contraint le Pre­mier ministre Bay­rou à les rece­voir same­di 24 mai. Que leur a‑t-il dit ? « Il est néces­saire que l’on y réflé­chisse ensemble et de prendre en compte les contraintes aux­quelles nous sommes expo­sés. » Les contraintes ? C’est la volon­té de faire 40 mil­liards d’économies sur le bud­get 2026 dont 18 mil­liards sur la Sécu­ri­té sociale.

En 2024, envi­ron 3 mil­lions de patients ont été trans­por­tés par les 40 000 taxis conven­tion­nés. Avec la nou­velle conven­tion, le gou­ver­ne­ment et la CNAM vou­draient réduire la note de 300 mil­lions d’euros en impo­sant des tarifs qui pour­raient réduire de 40 à 60 % les reve­nus de chauf­feurs. Inacceptable !

Et pour jus­ti­fier cela, le gou­ver­ne­ment explique que les dépenses de trans­ports sani­taires ont explo­sé. En réa­li­té ce que taisent aus­si bien la ministre que le direc­teur géné­ral de la CNAM, c’est que la pro­gres­sion des dépenses de trans­ports sani­taires est la consé­quence de la poli­tique menée depuis des années par les gou­ver­ne­ments suc­ces­sifs et qui s’est aggra­vée depuis l’élection de MACRON en 2017 : manque de méde­cins et de soi­gnants, fer­me­tures d’hôpitaux (entre 2013 et 2018, 60 hôpi­taux publics de proxi­mi­té ont été fer­més éloi­gnant ain­si les patients des centres de soins), de ser­vices et de lits hos­pi­ta­liers, « virage ambu­la­toire » (déci­dé par le gou­ver­ne­ment HOLLANDE-TOURAINE-MACRON en 2016).

Il faut rap­pe­ler que, alors qu’il stig­ma­tise les taxis et qu’il refuse pour l’instant d’entendre leurs reven­di­ca­tions, le gou­ver­ne­ment pour­suit sa poli­tique d’exonération des coti­sa­tions sociales pour les entre­prises : 75 mil­liards d’euros en 2023 dont 19 mil­liards non com­pen­sés soit l’équivalent du défi­cit en 2024 !

La colère des chauf­feurs de taxi est légi­time… et leur mou­ve­ment ne peut que rece­voir le sou­tien des tra­vailleurs et de l’ensemble de la popu­la­tion, car au final l’attaque du gou­ver­ne­ment contre les taxis est une attaque contre les droits des assu­rés sociaux, contre la Sécu­ri­té sociale.

Dans ces condi­tions, la FNEC FP-FO déclare son sou­tien aux reven­di­ca­tions des taxis, à com­men­cer par leur exi­gence de retrait de la nou­velle conven­tion avec la CNAM.

Elle invite ses syn­di­cats à appor­ter par toutes les formes qu’ils juge­ront néces­saires leur sou­tien à la grève des taxis, en allant à leur ren­contre dans les blo­cages qui sont organisés.

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