11 novembre 2020

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Malgré l’état d’urgence et les manœuvres du ministre les personnels en grève ont dit NON à Blanquer !

Mal­gré l’état d’urgence liber­ti­cide, le plan Vigi­pi­rate ren­for­cé, et les attes­ta­tions deman­dées, ce 10 novembre, des mil­liers de per­son­nels ont fait grève et par­ti­ci­pé aux ras­sem­ble­ments dans toute la France.

Par exemple : 400 mani­fes­tants à Rouen, 200 au Havre, 2 000 à Paris, 130 à Bourg-en-Bresse, 700 à Bor­deaux, 350 à Mar­seille, 200 à Per­pi­gnan, 300 à Tou­lon, 150 à Vannes et Lorient, 1 500 à Toulouse,

500 à Gre­noble, 150 à Cler­mont, 50 à Péri­gueux, 120 à Avi­gnon, 300 à Tours, 200 à Albi, 200 à Lyon…

Ce mou­ve­ment de grève qui a com­men­cé dès le 2 novembre exprime le ras-le-bol des per­son­nels face à des condi­tions de tra­vail dis­lo­quées, face au refus du gou­ver­ne­ment de pro­té­ger les per­son­nels et les élèves.

Au centre des reven­di­ca­tions : l’urgence de créa­tions mas­sives de postes dans les écoles, les col­lèges et les lycées. Les der­nières annonces du ministre Blan­quer n’ont convain­cu per­sonne. Il pro­pose tout sim­ple­ment un bac local et des cours en pointillés.

Pour la FNEC FP-FO, il est hors de ques­tion d’accepter que l’École soit réduite à peau de cha­grin, qu’on puisse loca­le­ment déci­der qui va en cours ou pas, quelle dis­ci­pline a le droit de faire cours. Il n’est pas non plus accep­table de faire pres­sion sur les per­son­nels pour mettre en place le télé- ensei­gne­ment et le tra­vail jour et nuit. L’Éducation doit res­ter natio­nale. Le bac­ca­lau­réat doit res­ter natio­nal. Les sta­tuts doivent être respectés.

Ce mar­di 10 novembre, le ministre n’a pas répon­du à la demande d’audience inter­syn­di­cale. En refu­sant de répondre aux reven­di­ca­tions, le ministre cherche, une fois de plus, à faire por­ter la res­pon­sa­bi­li­té du chaos sur les seuls personnels.

Alors que la colère monte dans les écoles et les éta­blis­se­ments, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à ampli­fier les assem­blées géné­rales, à lis­ter leurs besoins en termes de postes, de classes et d’heures de cours, et à s’adresser aux parents d’élèves, aux lycéens, pour orga­ni­ser la mobi­li­sa­tion et dis­cu­ter col­lec­ti­ve­ment, dès jeu­di 12 novembre, des suites à lui donner.

La FNEC FP-FO sou­tient toutes les ini­tia­tives déci­dées par les per­son­nels et leurs orga­ni­sa­tions pour exiger :

  • Le recru­te­ment immé­diat de tous les can­di­dats ins­crits sur les listes com­plé­men­taires et le réabon­de­ment de celles-ci, le réem­ploi et la titu­la­ri­sa­tion de tous les contractuels !
  • De réelles mesures de pro­tec­tion pour les per­son­nels (dépis­tage sys­té­ma­tique, mise à dis­po­si­tion de masques FFP2)
  • L’abandon de toutes les réformes remet­tant en cause nos sta­tuts et nos condi­tions de travail !
  • L’arrêt de la répres­sion envers les lycéens !

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