29 août 2024

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24 000 !

Lors de sa confé­rence de presse du 27 août, la ministre dite « démis­sion­naire » Bel­lou­bet a été contrainte de confir­mer que 24 000 élèves allaient être accueillis dans des éta­blis­se­ments ordi­naires faute de places dans les éta­blis­se­ments sociaux et médi­co-sociaux. Elle a indi­qué être en attente d’un sou­tien des autres minis­tères, des agences régio­nales de santé…

Ain­si, ce sont en cette ren­trée sco­laire 24 000 élèves dont le droit à béné­fi­cier de condi­tions d’apprentissage adap­tées à leurs dif­fi­cul­tés et/ou à leur han­di­cap sera bafoué pour des rai­sons d’économies bud­gé­taires, le coût de la sco­la­ri­té d’un élève étant sept fois plus éle­vé dans un éta­blis­se­ment spé­cia­li­sé que dans une école ordinaire.

Une honte !

D’autant plus que cette situa­tion inac­cep­table aura des consé­quences tou­jours aus­si désas­treuses sur les condi­tions de tra­vail des per­son­nels, ensei­gnants comme AESH.

La ministre démis­sion­naire semble décou­vrir cette situa­tion et en fait por­ter la res­pon­sa­bi­li­té aux autres minis­tères, mais ce sont bien l’ensemble des gou­ver­ne­ments Macron qui ont pour­sui­vi et ampli­fié l’entreprise de déman­tè­le­ment des éta­blis­se­ments sociaux et médico-sociaux !

Il y a à peine quelques mois, dans le cadre de l’Acte 2 de l’École inclu­sive, le gou­ver­ne­ment Attal avait publié un décret visant à géné­ra­li­ser l’externalisation des éta­blis­se­ments sociaux et médi­co-sociaux dans les écoles ou éta­blis­se­ments ordi­naires. C’est ce même gou­ver­ne­ment qui tente d’imposer la mise en place des pôles d’appui à la sco­la­ri­té (PAS) visant à remettre en cause l’application des noti­fi­ca­tions de la MDPH et ain­si dégra­der encore plus l’accompagnement dû aux élèves en situa­tion de handicap.

Face à ce gou­ver­ne­ment démis­sion­naire et illé­gi­time, la FNEC FP-FO (qui avait pris l’initiative d’une jour­née de grève et d’une mani­fes­ta­tion natio­nale le 25 jan­vier der­nier pour la créa­tion des places néces­saires dans les éta­blis­se­ments spé­cia­li­sés, pour un sta­tut et un vrai salaire pour les AESH, pour l’abandon de l’Acte 2 de l’École inclu­sive) entend bien pour­suivre et ampli­fier la mobi­li­sa­tion pour faire valoir ces revendications.

Elle appelle dans l’immédiat ses syn­di­cats dépar­te­men­taux à prendre toutes les ini­tia­tives dès la ren­trée sco­laire pour défendre les condi­tions de tra­vail des per­son­nels et les condi­tions d’apprentissage des élèves.

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24 000 !

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